Sujet: While there's life, there's hope ∞ Larissa RPG Sam 31 Déc - 19:10
Bien le bonjour
Je suis à la recherche de plusieurs scénarii sur le tout nouveau forum city While there's hope, there's life se déroulant à Larissa en Grèce.
De nombreux scénarii sont très attendu. Quelques exemples nécessaire à mes deux personnages Yaànnis & Loukianos. xD
Vangelis P² Papandreou
LIBRE
Spoiler:
En détails:
CHAPITRE 1 : Born This Way
Avril 2000
On est ado, on est persuadé de pouvoir refaire le monde, on a la vie devant nous. Tout ça, c’est des conneries. Dans la vie, il n’y a que le fric et le pouvoir qui compte. Le pouvoir tout le monde le veut. J’ai 16 piges et pourtant je sais que j’aurais une vie merdique. Que je vais galérer de job en job et pourtant est ce que je suis d’un naturel pessimiste ? non. J’me dis que y’a toujours que moi. Je pense à l’un de ses gamins du foyer. Celui qui vient juste d’arriver parce qu’on a tué ses parents sous ses yeux et qu’il n’a nulle où aller. Alors on le balance dans le système. Il devient un numéro. On lui donne un sac poubelle où il devra garder ses affaires. Parce que c’est plus facile à transporter, surtout s’il va de foyer en famille d’accueil. J’suis qu’un ado, j’me sens pas plus intelligent ou plus malin que les autres. On se fout de ma gueule lorsque je vais voir les nouveaux. Les gamins de moins de 10 ans et qui sont terrorisés. Les autres profitent de leurs faiblesses, moi je vais leur parler. J’fais rien de mal, même si les surveillants me regardent de travers. J’leur explique deux trois choses et ils ont moins peur. Pourquoi j’fais ça ? Surement parce que personne l’a fait pour moi mais aussi parce que dehors j’ai ma famille. Un père que j’ai jamais connu parce qu’il a largué ma mère enceinte, pour retourner vers sa femme et son autre gosse. Ma mère est malade, elle est arrivée à Larissa juste après que mon père l’ait jeté, avant elle vivait en Italie. Je ne peux pas rester avec elle parce que les services sociaux ont décrété que c’était trop dangereux pour moi. Elle est atteinte de sclérose en plaque. Le genre de maladie qui ne se guérit pas. Celle qui vous ronge jusqu’à ce que vous ne soyez même plus capable de respirer. J’ai hâte de partir d’ici. Hâte d’avoir ma majorité. Hâte de bosser. Hâte de gagner du fric. C’est peut être cette impatience qui aura eu raison de moi. Celle qui m’aura amené à fréquenter des personnes trop louches. Des personnes malhonnêtes qui me feront faire une connerie. La plus belle de toute ma vie.
« Papandreou ! » hurle le surveillant. « La directrice veut te voir. » Il se plante devant moi alors que j’allais tranquillement faire rouler mon ballon de foot – transformé en boule de bowling – pour éclater les canettes de soda. « Qu’est ce que t’as fait cette fois ci ? »
« Rien qui te concerne en tout cas ! » répliquais-je sans la moindre hésitation. Les surveillants se croyaient les plus forts. Ils usaient bien trop de leur pouvoir pour emmerder certains jeunes. J’avais vu certains gamins se faire racketter, il n’y a pas longtemps. Mais ça n’était pas la raison qui poussait la directrice à vouloir que je l’honore de ma présence.
Montant jusqu’au bureau de cette dernière, je frappais avant d’entrer. J’étais un gamin du foyer. Un gamin qu’on ne pouvait pas adopter. Un ado qui passait beaucoup de temps seul parce que personne ne me comprenait vraiment. Mes résultats scolaires n’étaient pas exemplaires. Je ne me forçais pas vraiment.
« Vangelis, bonjour. » me salut-elle avec un sourire badin. Je ne réponds rien tandis qu’elle me désigne le fauteuil devant son bureau. « Je voulais te parler de tes résultats scolaires… qui sont en chute libre ces derniers temps. »
« Oh ça vous inquiète ? Pas moi… dommage n’est ce pas ?! » J’étais sarcastique. Je ne voulais pas qu’elle s’en mêle. C’était mes oignons. C’était pas elle qu’on foutrait dehors dans deux ans, sans un rond en poche. ça n'était pas elle non plus qui finirait en taule pour un braquage qui aura mal tourné.
CHAPITRE 2 : Reunion
Avril 2011
Les sirènes hurlaient dans toute la ville, l’hôpital était devenu un nouveau lieu de rencontre qui ferait un sacré concurrence à Meetic. Larissa vivait l’une de ses heures les plus sombres. La ville partait en fumée et c’était peu dire. Et moi ? Moi, j’étais au beau milieu de toutes ses personnes paniqué à l’hôpital. J’me sentais presque comme un poisson dans l’eau au milieu de cette agitation. Des heures j’en ai passé ici. Pas pour de bonnes raison mais à force je connais les protocoles, et le staff médical. Bien souvent ils me saluent en me reconnaissant. Parfois, il m’arrivait de m’égarer à trainer du côté de la nurserie. Parce que c’était un endroit paisible et surtout qu’en voyant ses bébés, ça me redonnait une force nouvelle. Je ne sais pas d’où je tiens cet espoir. Je ne me définis pas comme une personne ayant bon cœur. Je fais des efforts pour qu’on oublie que j’ai fait de la prison. J’essaie de devenir meilleur mais dans le regard des gens, je peux lire cette inquiétude, cette peur. Mais ici, devant ces êtres qui n’ont que quelques jours, je me surprends à leur parler. C’est un peu comme ça que je soulage ma conscience.
Dans une salle de travail non loin, j’entends une femme hurler de douleur et bien vite, le personnel s’agite avant que l’un d’entre eux passe près de moi.
« Il est mort. Pauvres parents. » murmure l’obstétricienne. « ça aurait jamais dû se produire. L’enfant et la mère étaient en parfaite santé. » « Je dois mettre un nom sur l’acte de décès. » enchaine sa collègue. « Khrystopoulos. Ruben Khrystopoulos. »
Ce nom, je le connaissais. Hélas pour moi d’ailleurs. Ça n’était pas un nom courant à Larissa. J’en connaissais qu’un. Et le pire dans l’histoire, c’est qu’il était le fils reconnu de mon père biologique. Mon demi-frère quoi. Je l’ai rencontré quelques semaines après son arrivée en ville. Un type un peu trop sympa. J’parie qu’il doit avoir des cadavres dans ses placards mais j’lui fais pas confiance. J’ai peut-être tort. Enfin j’en sais rien. Je sais simplement qu’on a le même père. Quand je lui ai annoncé, il n’a même pas tiqué. Ça lui a fait ni chaud ni froid, comme si ses parents étaient déjà morts à ses yeux.
Longeant un couloir, j’arrive dans la salle d’attente ou je le vois, il est juste là à faire les cent pas. Visiblement inquiet. Mon regard accroche le sien et pour la première, je vois une émotion dans son regard. Il n’est pas troublé, mais anéantie. Comme si on lui avait retiré tous ses rêves. Des rêves partis en fumés. Et je compris. Ruben était son fils. Je m’installais alors sur la chaise la plus proche avant de le fixer pour qu’il en fasse de même.
« Je suis désolé. » me surpris-je à lui dire après un long silence. Je ne le connais pas. Evidemment je sais qu’il vit avec une femme et même que sous ses airs de dragon, c’est une chic fille. « T’as pas à faire ça. » me répond-t-il en se reprenant. « C’est pas parce que t’es mon frère- » « Que quoi ? » répliquais-je. « que j’dois me sentir concerné ? T’as raison j’le suis pas. Mais je sais c’que c’est que de rester des heures dans une salle d’attente à attendre le verdict d’un médecin. T’es p’t’être mon frère mais on a rien en commun. » Du moins je le croyais à cet instant. J’ignorais encore tout du passé de ce frère qui avait voulu aider sa sœur et qui avait franchi la limite imposé par la loi. Mais je finirais par savoir qui est Yaànnis et ce même si une part de moi refuse encore d’accepter de devoir partager ma ville avec lui.
Petits + :
∞ Sa mère est atteinte de sclérose en plaque depuis 20 ans, elle est en fauteuil roulant. Il subvient à ses besoins en multipliant les jobs ∞ Vann’ a grandi en foyer d'accueil suite à la maladie de sa mère, lui rendant visite toutes les semaines. ∞ Vann’ a toujours su qui était son père et que ce dernier avait déjà une famille. ∞ Il a rencontré Yaànnis à son arrivée à Larissa. Ils ont beau être frères, ils ne sont pas très proches pour autant. ∞ Vann’ a fait de prison à l'âge de 18 ans, il a été condamné pour braquage à main armé, son complice a gravement blessé le propriétaire sauf qu'au lieu de fuir, Vann’ est resté pour donner les premiers secours à cet homme. La fille du propriétaire qui était présente a témoigné en faveur de Vann’. ∞ Il est un grand sportif. ∞ En prison, il participait à des programmes d’aides aux prisonniers (cours de mécanique et de langues) ∞ Sous son apparence de brute et sportif, Vann’ dissimule un savoir incomparable. ∞ Il est un inconditionnel de musique country. ∞ Il aime les sports à sensation fortes et en extérieur (rafting, kayak, escalade, skysurf, ski nautique) ∞ Colérique, bon vivant, généreux, méfiant, renfermé, impulsif, impatient ∞ Sa plus longue relation avec une femme, a duré 3 mois. ∞ Il n'a jamais souhaité connaître son père, le trouvant lâche d'avoir abandonné sa mère pour retourner vers sa famille. ∞ Il traine toujours en jean et chemise avec son bandana dans les cheveux. ∞ Il adore jouer au billard, jouer au bière-pong et au bowling avec des bouteilles de bières ∞ Il sait être un vrai connard, un emmerdeur, tout comme un type ce mec à qui on donnerait le bon dieu sans confession, tant son sourire charmeur est rassurant. ∞ Il rêve d'aller vivre aux Etats Unis. ∞ C'est un fêtard mais qui connait ses limites. Il a appris de ses erreurs en prison. ∞ Il a les pieds sur terre et pourtant, il rêve de parcourir les océans. ∞ Il collectionne les maillots de foot américain qu'il achète sur ebay. c'est un fan incontestable.
Collinn Prénom² Khrystopoulos
LIBRE
Spoiler:
En détails:
FIN MAI 2011
« Pourquoi... Pourquoi est-ce qu'elle n'est pas revenue ? »
Faisant les cent pas dans le salon, Yaànnis s'agitait tandis que, Catlhyn, installée sur le canapé, une fillette entre les bras, n'osait ni parler, ni même bouger, réfléchissant à tout ce qui s'était passé.
« Qu'est-ce qu'elle t’a dit, en partant ? » demanda-t-il à sa petite amie, l'air visiblement inquiet. « Qu'elle devait partir... Qu'elle me la confiait. », répondit cette dernière, en passant une main affectueuse dans les cheveux de Collinn. « Elle t'a dit pour combien de temps elle en avait ? » « Quelques heures. » « Ca fait combien de temps que tu l'as vue, déjà ? » « Depuis ce midi. »
Le regard du jeune homme se posa sur la pendule au mur. 21H32. Neuf heures. Elle était partie depuis neuf heures. Elle ne reviendrait pas. Il en était certain. Stella était une femme instable. La dernière fois qu'il l'avait vue, sa vie avait été loin d'être idéale, cette dernière ayant sombré dans les travers de la drogue et de l'alcool. Savoir qu'elle avait eu une fille l'avait surpris. Lorsqu'il était rentré du travail et qu'il avait trouvé Cath' avec la petite, il n'y avait d'ailleurs pas cru. Et puis, les questions de Cath' avaient afflué. Elle lui avait demandé pourquoi il n'avait jamais parlé de sa soeur ou de sa nièce. En ce qui concernait sa soeur, la réponse était simple : elle lui rappelait un passé qu'il avait voulu oublier. Voilà pourquoi il n'en avait jamais parlé, jusqu'à présent. En ce qui concernait la petite, en revanche, les choses étaient différentes. Il n'avait pas eu connaissance de son existence, jusqu'à aujourd'hui. Le regard noir de Cath' lui en disait long sur ce qu'elle pensait : elle lui en voulait, pour avoir gardé le silence aussi longtemps. Il pouvait comprendre qu'elle soit en colère. Mais parallèlement, elle n'avait jamais cherché à en savoir plus, sur son passé. S'ils en étaient là aujourd'hui, ça n'était pas seulement sa faute. Se relevant, la petite entre les bras, Cath' la confia à Yaànnis.
« Où tu vas ? » « Prendre l'air. Voir si Stella ne revient pas. »
Il la regarda s'éloigner, l'air désemparé. La petite releva ses yeux brillants, emplis par les larmes, dans sa direction.
« Elle est où maman ? », demanda-t-elle, la gorge nouée.
Poussant un soupir, Yaànnis embrassa affectueusement le front de la fillette pour la réconforter, avant de souffler :
« J'en ai aucune idée. »
____
« Ils l'ont retrouvée ? » « Non, c'était pas elle. »
Allongée dans son lit, Collinn entendait les chuchotements de Declan et Cathleen. Au ton sur lequel ils se parlaient, la petite avait deviné qu'ils parlaient de sa maman. C'était souvent le cas, ces derniers jours. Depuis que sa mère l'avait confiée à Cathlyn, personne ne l'avait revue, et Stella n'était pas revenue chercher Collinn. Declan et Cathleen avaient appelé la police, pour signaler sa disparition, et avaient appelé tous les hôpitaux des environs afin de savoir s'ils l'avaient vue, en vain. C'était comme si elle avait disparu de la surface de la Terre, laissant sa petite entre les mains de parfaits étrangers. Des étrangers qui n'auraient pas dû l'être. Si seulement Stella et Yaànnis étaient restés en contact, il va sans dire que Collin aurait connu son oncle. Et elle l'aurait très certainement adoré. Oui, même si elle n'était chez lui que depuis quelques jours, elle l'aimait déjà beaucoup. Cathlyn aussi. Ils l'avaient bercée, calmée, l'avaient laissée dormir avec eux la première nuit et avaient même préparé une chambre spécialement pour elle le lendemain. Ils s'occupaient d'elle comme de leur propre fille, même si, parfois, ils semblaient mal à l'aise. Loin de savoir combien elle réveillait en eux d'horribles souvenirs, la petite savourait ces instants avec plaisir. La vie avec eux la changeait de la vie avec Stella. Ils lui offraient une stabilité, une douceur à laquelle elle n'avait pas été habituée.
« Elle ne l'a pas trop réclamée, aujourd'hui ? » « Comme d'habitude... Je lui ai dit qu'elle ne reviendrait pas avant un moment. »
Un léger silence s'installa, silence pendant lequel la petite retint sa respiration, comme si elle craignait que Yaànnis et Cathlyn sachent qu'elle les entendait depuis son lit.
« C'est tellement injuste... » s'exclama Cathlyn après un instant, l'air visiblement bouleversée. « Comment a-t-elle pu faire ça ? Si Ruben était vivant, j'aurais jamais pu... » « Je sais. », la coupa-t-il, en sachant pertinemment où elle voulait en venir. Jamais elle n'aurait pu abandonner leur enfant. Parce que Cathlyn, contrairement à Stella, aurait su en prendre soin. « Stella est comme ça. Irresponsable, instable et égoïste. »
MI-JUIN 2011
Allongée sur le canapé, entre les bras de Cathleen, Collinn dormait à poing fermé. Elle s'était endormie avant même l'heure de sa sieste, et l'éditrice, consciente qu'il n'aurait pas été bon – pour elles deux – qu'elle la réveille, l'avait laissé dormir. Son film s'était terminé il y avait de cela quelques minutes, et la jeune femme ne cessait d'observer la petite endormie entre ses bras. En quelques semaines, Collinn avait pris une place importante dans sa vie, et dans son cœur. Sans qu'elle le réalise réellement, la petite avait réveillé en elle un instinct maternel que Cathleen avait déjà développé, quelques mois auparavant, lors de sa grossesse, et qu'elle avait perdu avec la mort de son fils. Au contact de la petite, Cathleen se sentait mieux. Elles s'apportaient, l'une comme l'autre, une chose qui leur manquait cruellement : l'amour d'une mère et de son enfant. Se retournant, la petite ouvrit les yeux, croisant le regard bienveillant de Cathleen.
« Hey marmotte, tu te réveilles enfin ? »
Un sourire aux lèvres, Cathlyn déposa un baiser sur le front de Collinn, qui gratifia la joue de la jeune femme d'un autre baiser, également. Se relevant avec la petite entre les bras, Cathleen la reposa sur le canapé, avant de se diriger dans la cuisine.
« Je parie que tu as faim ! »
Sortant du placard un paquet de cookies qui lui rappela immédiatement sa grossesse, Cathlyn revint dans le salon avant de tendre un biscuit à Collinn.
« Qu'est-ce qu'on dit ? » « Merciiiii. » « Merci qui ? » « Merci maman. »
Dans un premier temps, la jeune fille resta sous le choc, et failli presque en avaler de travers le cookie qu'elle avait engouffré quelques instants plus tôt. Toussant pour faire passer ce dernier, Cathlyn s'installa à côté de sa nièce. Jamais, elle n'aurait cru entendre le mot « maman » lui être adressé de la sorte. A la mort de leur enfant, elle s'était fait une raison, se disant, malgré elle, que jamais, elle ne pourrait entendre son fils l'appeler de cette façon. La douleur avait été si forte qu'elle s'était également persuadé que jamais plus elle ne retomberait enceinte et que sa vie ne se résumerait qu'à son couple avec Yaànnis. Alors entendre ce mot qu'elle n'espérait plus lui faisait mal. Et parallèlement, cela lui faisait du bien. S'installant aux côtés de la petite, le cœur battant à tout rompre, encore sous le coup de l'émotion, elle replaça une mèche des cheveux de Collinn, avant de lui souffler.
« C'est tata Cathlyn, ma chérie. Pas maman. »
___
« Je vais la coucher. », décréta Yaànnis, alors qu'il prenait Collinn entre ses bras. S'approchant de Cathlyn pour qu'elle puisse dire bonne nuit à la fillette, il se dirigea ensuite dans la chambre de la demoiselle qui lui réclama une histoire. Faisant marcher son imagination, Yaànnis lui en raconta une, quelque peu décousue, mais qui sembla plaire à Collin, qui souriait en l'écoutant parler. Yaànnis était gentil. Il était rassurant. Il était aussi gentil qu'un père aurait pu l'être avec son enfant. La paternité... C'était une notion abstraite, tant pour Collin, qui n'avait toujours eu que sa mère, que pour Yaànnis, qui n'avait pas eu le temps de faire ses preuves en tant que père. Jusqu'à aujourd'hui, du moins. L'histoire terminée, il gratifia la joue de la demoiselle d'un doux baiser, avant de la border une dernière fois.
« Bonne nuit, princesse. », souffla-t-il, alors qu'il refermait la porte de la chambre. « Bonne nuit papa. »
La porte se referma sur ses mots. Yaànnis resta un moment immobile, incertain d'avoir bien entendu ce qu'elle venait de dire. La bouche entrouverte, l'air visiblement mal à l'aise, il se dirigea dans la cuisine où Cathlyn rangeait la vaisselle, pour lui dire :
« Cath, faut que je te dise un truc. » « Moi aussi ! » s'exclama la jeune femme, en se retournant vers lui. « Elle m'a appelé papa. » souffla-t-il, encore un peu sous le choc. « Toi aussi ? T'as répondu quoi ? » « Rien, j'ai rien répondu, j'étais en train de fermer la porte quand elle l'a dit. Tu voulais que je réponde quoi ? » « Tu aurais dû la reprendre. C'est ce que j'ai fait. Elle m'a appelée maman, aujourd'hui. Je lui ai dit de m'appeler 'tata Cathleen'. » « Tata Cathleen ? » répéta Yaànnis, l'air visiblement sceptique mais amusé à la foir. « C'est ridicule, Cath', c'est trop long ! » « C'est peut-être long, mais c'est ce que je suis : sa tata, et aux dernières nouvelles, je m'appelle bien Cathlyn. »
Yaànnis resta un moment silencieux, n'osant pas trop reprendre Cathlyn et craignant déjà qu'elle s'enflamme s'il venait à lui expliquer combien cette appellation était réellement ridicule.
« Va la voir. » « Pour faire quoi ? » « La reprendre. Si tu le fais pas, elle va toujours t'appeler 'papa' » « Mais... » « T'es pas son père Yaànnis, et je ne suis pas sa mère. Elle doit le savoir. » « Je la reprendrai la prochaine fois. Elle doit sûrement dormir, à l'heure qu'il est. »
Voyant que Cathlyn se dirigeait déjà vers la chambre, Yaànnis la suivit la retenant par le bras. Cathlyn avait déjà ouvert la porte de la chambre, cependant. Ils s'arrêtèrent net sur le pas de la porte de celle-ci, n'osant pas faire un seul pas dans la pièce en entendant la respiration régulière de la fillette endormie.
« La réveille pas pour ça. », souffla Yaànnis, alors qu'il passa finalement ses deux bras autour de la taille de sa compagne. Ils restèrent un instant tous les deux, dans les bras l'un de l'autre, à observer Collinn dormir. Oui, il n'y avait aucun doute : la présence de la petite dans leur vie changeait bien des choses, qu'ils le réalisent ou non; à commencer par cette résolution qu'ils avaient prise, de ne jamais avoir d'enfant.
Petits +
∞ Collinn est la nièce de Yaànnis, fille de Stella. Sœur dont Yaànnis n'a jamais parlé. ∞ Stella a basculé dans la drogue et l’alcool pendant son adolescence. La petite a donc eu une enfance pas forcément joyeuse, avec une mère irresponsable et un père absent. ∞ Elle ne connaissait pas son oncle Yaànnis et sa tante Cathlyn avant que sa mère ne la laisse chez eux, puisque Yaànnis et Stella ne s'étaient pas vus depuis des années et que ce dernier ignorait même l'existence de la petite. ∞ Un jour, Stella est venue à Larissa, révélant à Cathlyn qu'elle était la soeur de Yaànnis. Elle confia sa fille à Cathlyn et Yaànnis pour quelques heures, mais n'est jamais revenue la chercher. ∞ Depuis, la petite vit avec son oncle et sa tante qu'elle affectionne particulièrement. ∞ Le père biologique de Collinn est un politicien. Il avait payé Stella pour qu’elle se débarasse du « problème ». Collinn ne connait pas son père. ∞ C’est une enfant surdouée, douce, câline, pleine de tendresse et qui a soif d’apprendre. Elle sait déjà lire, écrire et compter. ∞ Stella l’a récemment enlevé à la sortie de l’école pour la récupérer. Collin adore sa maman mais, elle aime énormément Cathlyn & Yaànnis. Elle voudrait pouvoir vivre avec les trois. ∞ Disparaissant d’octobre à novembre, Cathlyn & Yaànnis ont tout fait pour tenter de la retrouver. Sans résultat. ∞ Ayant appris par cœur le numéro de téléphone, c’est dans une fin d’après midi qu’elle appellera Cathlyn & Yaànnis pour venir la chercher, car sa maman ne bougeait plus. ∞ Elle a assisté, recroquevillé dans un placard à la mort de sa mère, qui a été éxécuté par son dealer. ∞ De nature vive, joviale, joyeuse, intrépide, Collinn est un rayon de soleil. Ce qu’elle ne supporte pas c’est d’être une charge pour les autres, particulièrement envers Cathlyn & Yaànnis. ∞ Elle a un chat dénommé Tigrou, ne supporte plus de se trouver dans le noir. Elle s’est cassé le bras une fois & depuis son retour chez Cathlyn et Yaànnis, elle garde constamment le bracelet de sa maman sur elle. ∞ Depuis la mort de Stella, elle fait régulièrement des cauchemars et vient trouver du réconfort dans le lit de Cathlyn & Yaànnis. ∞ Yaànnis a désormais la garde exclusive de Collinn et compte l’adopter à l’avenir.